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Le Manager de Transition, la solution

29 avril 2019

Lorsque le patron d’une entreprise décède, et que rien n’a été planifié, le manager de transition ou interim manager peut vous apporter une aide précieuse. Veerle Vastmans, Head of BDO Interim Management chez BDO Belgique, souligne : « Le manager de transition assure la continuité de l’entreprise et initie un processus de suivi. Après approbation par tous les membres de la famille, ce manager de transition peut commencer son travail en toute neutralité et sans devoir supporter le poids des histoires familiales. Le manager de transition a l’avantage d’être capable de scinder l’émotionnel et l’opérationnel. Son intervention constitue un tampon idéal qui permet d’éviter les décisions hâtives ».

UNE SÉLECTION POINTUE

« Les clients, les fournisseurs et les travailleurs garderont confiance en l’entreprise s’ils constatent qu’elle est bien gérée. Cela permet de gagner du temps. L’entreprise continue de fonctionner efficacement, de sorte que la sélection d’un successeur peut se faire de manière rigoureuse, par exemple après un examen approfondi des candidatures des membres de la famille. Une fois le nouveau CEO choisi, le rôle du manager de transition change. Il devient le coach, le mentor de ce dernier et contribuera à lui transmettre confiance et expertise, jusqu’à ce qu’il ou elle puisse voler de ses propres ailes ».

« Il s’agit du scénario idéal. Mais malheureusement, nous constatons que dans la plupart des entreprises familiales, rien n’a encore été prévu, met en garde Johan Vandenbroeck, partner chez BDO Belgique. Surtout dans les petites entreprises dirigées par le fondateur-entrepreneur. Il roule souvent le nez dans le guidon, à tel point que l’entreprise fonce tout droit vers une succession problématique ». 

TENDANCE POSITIVE

« En revanche, la tendance générale est positive, poursuit Johan Vandenbroeck. Dans les entreprises
de taille plus grande, qui appartiennent à la deuxième, à la troisième génération ou plus, la succession
est de mieux en mieux organisée. Ces entreprises sont mieux structurées. Il y a aussi davantage
d’ouverture envers les actionnaires familiaux. De plus en plus, des personnes qui ne font pas partie de la famille deviennent membres du comité exécutif ou du conseil d’administration. Plus cette ouverture et cette succession seront discutées et préparées tôt, mieux ce sera. Et les chefs d’entreprise l’ont désormais bien compris. Alors qu’auparavant, seul le cadre juridique et financier était pris en compte, on favorise aujourd’hui de plus en plus une approche holistique. Entre autres choses, les compétences
de la génération suivantes sont ainsi recensées à un stade précoce. »