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  • 3 conseils pour une plus grande résilience 4.0

    Une autre perspective de l'échec

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Une autre perspective de l'échec

31 juillet 2020

Imaginez que vous participez à une vidéoconférence, que vous voyez les visages de tous les autres participants apparaître et que vous vous exclamez avec assurance « bonjour à tous ! ». En vain, apparemment, car personne n'a entendu votre salutation de nominé aux Oscars, bien qu'ils aient vu votre bouche bouger. « On ne t’entend pas », « es-tu toujours en mode silencieux ? », « essaie un autre micro », « as-tu essayé d’éteindre et de rallumer ? »… Leurs bons conseils vous parviennent dans votre casque et vous comprenez soudain ce que votre grand-mère a dû ressentir pendant cette longue séance d'explication sur la façon dont elle doit appuyer sur le bouton rouge pour raccrocher. En parlant d’échec…

Nous sommes tous passés par là : essayer quelque chose de nouveau sans que cela fonctionne comme prévu. Même un manuel n'est pas sans faille, ce qui est particulièrement vrai lorsque l'on assemble un placard Ikea. Mais nous devons tous élargir nos horizons et apprendre à mieux faire les choses. En ces temps de crise, où l'incertitude est grande, il est d'autant plus important de renforcer sa résilience et d’acquérir de nouvelles compétences.

Comment pouvons-nous construire une économie plus résiliente et plus forte que la précédente ? Personne ne souhaite le retour des embouteillages, des niveaux de stress élevés et des burn-outs, n'est-ce pas ? Bien que ce sera un processus d'essais et d'erreurs, ne laissez pas la peur de l'échec vous empêcher de réaliser de grandes choses.
 

Conseil #1 Échec ou itération ?
« Si les femmes et les hommes définissent des situations comme réelles, alors elles sont réelles dans leurs conséquences ». Le théorème de Thomas ou la prophétie autoréalisatrice.

Votre interprétation d'un événement vous dicte comment vous allez réagir. En d'autres termes, si vous essayez quelque chose qui ne marche pas et que vous l'interprétez comme un échec, la probabilité que vous persévériez et que vous parveniez à un succès est faible. Si, au contraire, vous considérez la situation comme une itération dont vous pouvez tirer des enseignements, cette étape devient dès lors partie du voyage.

Profitez de cette période de quarantaine pour changer votre vision de l'échec. Prenez une activité routinière comme envoyer un e-mail, prendre son petit déjeuner ou faire les courses, et notez 20 choses que vous pourriez changer dans cette routine. Comment cela améliorerait-il la ou les actions effectuées ? Changez chaque jour un (petit) aspect de votre routine et réfléchissez à ce qui a ou n’a pas fonctionné. Vous verrez que cela deviendra de plus en plus facile, car vous pourrez vous appuyer sur ce que vous avez déjà appris les jours précédents. Vous découvrirez rapidement une toute nouvelle façon de fonctionner !
 

Conseil #2 Planifiez l'échec
Tenez compte d’éventuels échecs. C'est et ce sera toujours un élément normal, voire essentiel, du business. Aucune entreprise ou personne n'a réalisé de grandes choses sans risquer l’échec durant ses expérimentations. Il fera non seulement accélérer votre processus d'apprentissage, mais vous aidera également à garder une longueur d'avance sur vos concurrents.

L'expérimentation ou « l'échec volontaire », ce n'est pas pour les faibles. Une dure journée de travail peut vous sembler peu productive si vous vous apercevez que votre expérience ne fonctionne pas comme vous l’aviez espéré. Ceci ajoute une dose de pression supplémentaire à une situation déjà stressante et, par conséquent, nous nous contentons souvent de faire une croix dessus en optant pour la seule solution possible. Pourtant, tester différentes options rapides et peu coûteuses est un moyen sûr de développer progressivement l’inventivité et la créativité, et d'obtenir ainsi des avantages à long terme. Quoi de mieux pour intégrer l’échec que de le planifier systématiquement ?

 

Éléments de la planification créative

  1. Établir des priorités et se focaliser sur un nombre limité de problèmes à résoudre
  2. Évaluer le degré d'incertitude et fixer des limites claires au problème
  3. Créer du temps en éliminant les tâches non importantes ou non urgentes, par exemple en utilisant le quadrant Covey
  4. Réserver un laps de temps fixe (ex : 2 jours par semaine) pour explorer les différentes options et pour tester, échouer et répéter le processus
  5. Sélectionner l'option la plus réalisable pour les essais approfondis (ex : avec une matrice de faisabilité)
  6. Prévoir un temps de réflexion (ex : une rétrospective) et partager les enseignements tirés
     

Conseil #3 Soutenez vos collaborateurs dans leurs erreurs

Certaines personnes sont des inventeurs nés. Elles s'épanouissent en essayant de nouvelles idées, en échouant et en apprenant par la même occasion. Même pour elles, ce processus est effrayant et parfois totalement décourageant. Imaginez ce que cela doit être pour ceux qui n’aiment pas prendre de risques ! Soutenez donc, par des paroles et des actes, les personnes qui ont de grandes idées et qui prennent des risques (calculés) !

La prochaine fois qu'un membre de l'équipe propose quelque chose, développez cette idée en commençant toute réaction par « oui et… » au lieu de « non parce que… » ou « oui, mais… ». Encore mieux : transformez cela en un jeu ! Chaque fois qu'un membre de l'équipe dit « non » ou « mais », il marque un point. La personne qui possède le plus de points à la fin de la réunion doit ranger la salle de réunion ou aller chercher un café pour tous les autres. Rien de tel que le jeu pour faire émerger la créativité et réduire considérablement les obstacles à la participation. En prime : cela rend le travail beaucoup plus amusant !