Points d'attention fiscaux lors d'une restructuration
La juste appréciation de l'impact fiscal d'une restructuration revêt une grande importance afin de ne pas être confronté à de mauvaises surprises. On pense spontanément aux aspects d'impôt des sociétés, mais la TVA et les droits d'enregistrement peuvent également être en jeu.À quoi faut-il notamment penser ?
Neutralité fiscale
Une fusion ou une scission est exonérée de l'impôt des sociétés si les deux conditions suivantes sont remplies simultanément :- la société absorbante ou bénéficiaire est une société résidente ou une société intra-européenne ;
- l'opération ne peut avoir comme objectif principal (ou comme l'un de ses objectifs principaux) la fraude ou l'évasion fiscales. Lorsque l'opération n'est pas effectuée pour des motifs économiques valables, tels que la restructuration ou la rationalisation des activités des sociétés participant à l'opération, cela peut faire présumer, sauf preuve du contraire, que cette opération a comme objectif principal (ou comme l'un de ses objectifs principaux) la fraude ou l'évasion fiscales.
La neutralité fiscale implique que la société absorbante ou bénéficiaire se substitue à la société absorbée ou scindée en ce qui concerne les droits et les obligations.
Le principe de neutralité revient à un report d'imposition : toute la matière imposable latente est transférée à la société absorbante.



