Comment concilie-t-elle sport de haut niveau et consulting ?
Et quelles compétences cela lui apporte-t-il au travail ?
Mélanie court depuis 20 ans. Ce qui a débuté comme un hobby s’est transformé, à 19 ans, en une véritable passion compétitive. D’abord sur des distances courtes, puis de plus en plus sur des formats longs. C’est via un stage qu’elle a rejoint BDO – stage qu’elle a réparti sur une période étalée pour respecter son planning d’entraînement. À l’issue de celui-ci, elle a intégré l’équipe de Risk Advisory, une opportunité qu’elle a saisie à bras-le-corps. Elle a choisi de travailler à 4/5e pour poursuivre ses ambitions sportives. « Et BDO a toujours été ouvert à ça », dit-elle.
« Quand je rentre chez moi et que je n’ai pas envie de courir, je prends toujours les choses étape par étape. » Voilà comment Mélanie surmonte les moments difficiles de ses entraînements. Une méthode qu’elle applique aussi bien en compétition qu’au travail. « Je divise toujours les courses et les grands projets en petites parties. Tout devient plus accessible, moins pesant. »
La motivation n’est pas toujours au rendez-vous, mais la structure, elle, est là. Et quand on sait comment découper les choses, on va toujours plus loin qu’on ne le pensait.

Mélanie choisit consciemment où elle travaille en fonction de ce qui l’attend. En semaine de compétition, elle préfère rester chez elle. « Pour me préparer au mieux et rester concentrée sur la course, je travaille de chez moi. Ça réduit aussi la fatigue sociale. » En semaine de gros entraînements, c’est l’inverse : elle opte pour le bureau. « Au travail, je sais que je ne peux pas courir, ce qui m’aide à décrocher et à me concentrer uniquement sur le boulot. À la maison, les deux mondes se mélangent trop facilement. »
L’athlétisme est un sport individuel, mais au travail, Mélanie adopte une tout autre posture. Elle soutient ses collègues à leur propre niveau, sans comparer. « J’ai appris que chacun a ses propres limites et les repousse à sa façon. L’un se plonge dans un projet ambitieux, l’autre endosse un rôle supplémentaire comme People Manager ou AI Ambassador. Chacun contribue à sa manière. »
On ne peut pas donner le meilleur de soi à chaque compétition et à chaque projet. C’est pourquoi je choisis délibérément sur quoi concentrer mon énergie, en fonction de ce qui compte le plus à ce moment-là.
Mélanie a évoqué son souhait de travailler à 4/5e dès son premier entretien chez BDO. Son planning d’entraînement et ses périodes de compétition sont connus de son équipe. Mais l’équilibre véritable, pour elle, ne réside pas dans l’organisation. Il se trouve dans la satisfaction qu’elle retire de ces deux univers. Une prise de conscience qu’elle a faite lors d’une blessure. Après une opération, elle a récupéré pendant quatre à cinq mois, sans compétition ni entraînement habituel. Pour quelqu’un qui s’entraîne deux fois par jour, c’est une période marquante. Mais elle en a aussi tiré une leçon sur elle-même : « Pendant ma rééducation, j’ai appris à trouver plus de satisfaction dans mon travail. J’ai réalisé qu’en dehors de la course, je pouvais aussi puiser ma motivation dans les projets chez BDO. »
De plus en plus de personnes se lancent dans un marathon ou tout autre défi sportif en parallèle de leur emploi. Pour eux, Mélanie partage quelques conseils : « Ne sous-estimez pas la fatigue. Elle ne se fait peut-être pas sentir les premiers jours, mais après quelques mois, elle pèse vraiment. Il est aussi essentiel de garder les deux univers séparés et d’investir suffisamment dans le sommeil, la récupération et une alimentation saine. Et soyez transparent sur vos besoins, car une structure qui fonctionne, ça se construit ensemble. »


Allier sport de haut niveau et emploi dans une entreprise de consulting : comment ça se passe chez BDO ?