Adopté par la loi du 18 juillet 2025
Une nouvelle régularisation (para)fiscale permanente (DLRquinquies) plus stricte a été élaborée avec une augmentation des taux à 30 % pour les revenus non-prescrits (cette amende s'ajoute au taux d'imposition qui aurait dû s'appliquer sur les revenus à régulariser) et à 45 % pour les capitaux prescrits. Ces pénalités s'appliquent à tous les contribuables, qu'ils soient ou non de bonne foi. La loi du 18 juillet 2025 a mis en œuvre ces nouvelles règles, et le formulaire de régularisation est disponible depuis ce 8 août 2025.
La DLUquinquies ne couvre pas encore les droits d'enregistrement et de succession, qui relèvent des régions. Des décrets régionaux sont toutefois en cours d'élaboration en Flandre et en Wallonie (en région bruxelloise, tenant compte de l'absence de gouvernement, la situation est plus complexe).
Les capacités de contrôle sont renforcées, de même que le partage des données et la coopération entre les différents services d'inspection, la police et le pouvoir judiciaire.
Adopté par la loi du 18 décembre 2025
Délais d’investigation et d’imposition
Les délais d’investigation et d’imposition en matières fiscales sont fixés à trois ans (quatre ans pour les déclarations complexes) à compter du 1er janvier de l’exercice d’imposition, sauf en cas de fraude (ou de soupçon de fraude).
En cas de fraude, le délai est fixé à 7 ans (au lieu de 10 ans actuellement) à compter du 1er janvier de l’exercice d’imposition.
Les concepts de déclarations « semi-complexes » et « complexes » sont regroupés en une seule catégorie de « déclarations complexes ».
Ces nouveaux délais sont appliqués rétroactivement à compter de l’exercice d’imposition 2023.
Des efforts supplémentaires sont déployés en matière d'exploitation de données et de détection des risques grâce à des investissements dans les ressources informatiques. Un cadre juridique est également créé pour l'utilisation des données du PCC (Point de Contact Central pour les comptes et les contrats financiers) dans le cadre de l'exploitation anonyme de données à des fins de sélection de dossiers. Les comptes crypto doivent également être notifiés au PCC. En outre, le gouvernement inclura les données d'origine étrangère déjà reçues automatiquement par l'administration dans le cadre du PCC, ainsi que les comptes de joueurs de jeux de hasard en ligne de plus de 10 000 EUR.
L'accès au PCC sera assoupli. L'administration fiscale, en cas d’indices suffisants et précis de fraude ou de déficit indiciaire et après autorisation d'un fonctionnaire ayant le rang de conseiller général, pourra consulter directement le PCC.
Le gouvernement aidera les régions, si elles le souhaitent, à lutter contre les "share deals" impliquant des sociétés immobilières.
Les abus commis par les fondations privées seront également combattus en clarifiant la législation fédérale concernant les "buts désintéressés" et en révisant le mécanisme de sanction. Les notaires seront également responsabilisés. En cas d'utilisation abusive d'une fondation, les autorités fiscales pourront demander sa dissolution.
L'application de la fiscalité des organisations à but non lucratif (y compris l'impôt sur les personnes morales) est en train d'être mise à jour à la lumière du Code des sociétés et des associations. Cela permettra d'évaluer l'efficacité de l'interdiction de distribution des bénéfices et de lutter contre la tendance croissante à utiliser les organisations à but non lucratif pour se livrer à des activités commerciales et s'enrichir sans payer d'impôts.